samedi 7 janvier 2017

Georges Guingouin au cinquantenaire de la Libération de Limoges (1994)

(c) L. Bourdelas

En 1994, j'eus la chance d'assister aux commémorations de la Libération de Limoges, en présence de Georges Guingouin. Je pus le photographier à l'issue d'un discours fort. On distingue également sur la photo Marcel Rigout, vice-président ADS du Conseil général, ancien directeur du journal communiste L'Echo du Centre, Alain Rodet, et Roland Dumas, au garde-à-vous, fils du résistant Georges Dumas, fusillé en 44 par les nazis, lui-même résistant à 20 ans, plus tard avocat de Guingouin.

Limoges, le Comte de Clermont et le barbichet... (1987)

 (c) L. Bourdelas

En 1987, avec le soutien de François Mitterrand, président de la République, avait eu lieu partout en France la commémoration du Millénaire Capétien - Hugues Capet ayant été élu roi de France par ses pairs en 987.
La revue Analogie, que je dirigeais, avait contribué à cette commémoration en organisant un colloque à l'Université de Limoges - Sciences humaines, dont les actes furent publiés dans son n°2, avec le soutien des Editions du CNRS. Elle participa par la suite activement au Bicentenaire de la Révolution Française.
A l'occasion de ce Millénaire, Limoges reçut la visite d'Henri d'Orléans, comte de Clermont, fils du Comte de Paris. Il fut notamment reçu par le président de la CCI, par Louis Longequeue, alors sénateur-maire, qui lui remit la médaille de la Ville de Limoges, et par Robert Savy, président du Conseil régional du Limousin. Visitant une exposition à la B.U., il fut également accueilli par un groupe folklorique et des musiciennes en barbichet, ce qui lui plut beaucoup. 
A l'occasion d'un repas privé place Fontaine des Barres, était aussi présent Stéphane Bern, qui venait de créer le magazine Dynasties.
Le lendemain, il assista en compagnie de son épouse à un concert de l'ensemble Organum en la collégiale de Saint-Léonard-de-Noblat, suivi d'un dîner auquel je participais, en présence de Michel Bernard, député RPR. Henri d'Orléans est aujourd'hui Comte de Paris.

lundi 2 janvier 2017

Le logo contesté de la Nouvelle Aquitaine

Le nouveau logo de la Nouvelle Aquitaine
sur les grilles de l'ancien Conseil régional du Limousin
1er janvier 2017
Après le "bloc provisoire" de quelques mois facturé 6 400 euros H.T. par l'agence bordelaise Citron Pressé, selon Sud-Ouest (ce qui faisait scandaleusement cher l'inscription "Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes"!), la Nouvelle Aquitaine dispose d'un nouveau visuel de communication.
C'est un lion qui sied bien au nouveau duc d'Aquitaine, le puissant Alain Rousset. En langage institutionnel, cela donne: "l’identité visuelle de la Région Nouvelle-Aquitaine est déployée depuis le 16 décembre 2016. Après la fusion des 3 ex-Régions Aquitaine, Limousin, Poitou-Charentes, elle est l’illustration de l’histoire commune des trois territoires et le symbole du nouveau défi relevé par la nouvelle entité." Les communicants de la région précisent: "un logo pour l’ensemble de la communication corporate (sic) et institutionnelle de la collectivité. Le logo se décline en 2 versions, verticale et horizontale." Nostalgie de l'ancien duché, on indique aussi qu'a été créé un blason "pour la communication protocolaire du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. Son utilisation est strictement réservée au conseil régional." On comprend bien que, depuis le Moyen Âge, le blason a une autre gueule (pour employer le langage héraldique) qu'un vulgaire logo. La Ville de Limoges l'a bien compris, qui réutilise les anciennes armoiries avec saint Martial. 




(site du Conseil régional de la Nouvelle Aquitaine)



Bien entendu, dès que l'on voit ce blason ou ce logo, on songe immédiatement aux armoiries de Richard Coeur de Lion:


C'est dire si le communicant - sans doute respectueux, cette fois, de l'argent des contribuables (même si l'on attend de connaître le montant de la facture) - n'a pas été chercher trop loin. Après tout, Richard Ier d'Angleterre (1157-1199) fut incontestablement un Aquitain: il fut notamment, duc d'Aquitaine et comte de Poitiers. Le fils d'Aliénor fut d'ailleurs couronné duc d'Aquitaine à Limoges et trouva la mort non loin, à Châlus-Chabrol. On nous dit aussi que le tracé des nouvelles limites de la région formerait une tête de lion, dont le profil serait calqué sur la façade atlantique - pourquoi pas? Quant à la la crinière, elle symboliserait les eaux: fleuves et rivières qui la parcourent. Mais comme le fait remarquer France 3: "si la tête du fauve est censée suivre les nouvelles frontières de la région, elle oublie plusieurs départements : La Vienne, les Deux-Sèvres, et la Creuse. Dans ce département Limousin, nous avons constaté une certaine frustration, teintée de résignation." Il faut dire que les Limousins n'étaient guère enthousiastes à l'idée de l'intégration de leur ancienne région dans la nouvelle - une réforme territoriale mal ficelée qui n'avait pas été annoncée dans le programme de François Hollande en 2012 - a-t-elle aussi contribué à cette grande impopularité qui l'a empêché de se représenter? En novembre 2015, l'ancien président du Conseil régional du Limousin Robert Savy - homme de grande valeur - déclarait à La Montagne qu'avec cette réforme, "il s’agit visiblement de conforter l’empire colonial d’une métropole (Bordeaux). Et ce sera d’autant plus difficile que les élus limousins seront 24 dans la grande assemblée, sur 183 élus. Pour se faire entendre, il faudra que chacun soit très bon…" 
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Mais à peine le nouveau logo de la Nouvelle-Aquitaine est-il dévoilé que beaucoup - comme Le Canard enchaîné - s'étonnent de sa similitude avec celui du Territoire de Belfort! Selon France Bleu, la directrice de la communication de la région Nouvelle-Aquitaine, Aurélie Loubes, se défend : "Notre service juridique a identifié 5 720 dépôts de logos utilisant la tête de lion. En plus, les couleurs et la crinière du notre sont très différents de celui de Belfort". Cette dernière affirmation est, on en conviendra, tirée par les poils de la crinière, tant les teintes sont proches (peut-être un peu plus bordeaux pour l'Aquitaine, ce qui serait normal...)! 
Selon l'institution départementale, "le logo du Conseil général du Territoire de Belfort, adopté le 15 novembre 2005, représente, de manière stylisée, la tête du lion de Bartholdi, symbole de la ville de Belfort, la gueule formant la lettre "C" des mots "Conseil général", ces derniers surmontés du nom du territoire, le tout dans des couleurs rouge carmin et jaune olive. Le logo se veut fédérateur et doit permettre d'identifier facilement le Conseil général, ses actions et de traduire la modernité du département." L'arrivée de celui de la Nouvelle-Aquitaine va un peu brouiller les choses et il sera plus difficile d'identifier l'un ou l'autre territoire. Même si on note que le lion aquitain tourne la tête vers la gauche, comme son président, et celui de Belfort vers la droite, comme Florian Bouquet, président Les Républicains.
On verra donc qu'en pense l'Inpi (Institut national de la propriété industrielle), qui n'a pas encore validé le logo de la Nouvelle-Aquitaine, mais reconnaissons qu'il s'agit là, pour le moins, d'une maladresse de la part de professionnels en théorie spécialistes de la communication.

vendredi 23 décembre 2016

Les parlementaires de la Haute-Vienne soutiennent tous Manuel Valls pour la Primaire

Dessin de Chrib, L'Obs
 
 
 
Selon France Info, les députés Catherine Beaubatie, Alain Rodet et Daniel Boisserie, et la sénatrice Marie-Françoise Pérol-Dumont, ont accordé leur parrainage à Manuel Valls dans le cadre de la primaire du P.S. 
Pour la Primaire à droite, le sénateur Jean-Marc Gabouty avait apporté son soutien à Alain Juppé (Source: Le Monde).




















vendredi 2 décembre 2016

Après la victoire de François Fillon et l'empêchement de François Hollande, quelles législatives en Haute-Vienne pour le P.S.?

81 ans après 1936, une "une" plutôt improbable en 2017...



Dans un contexte national très difficile pour la gauche, après le renoncement - ou l'empêchement - de François Hollande qu'ils avaient soutenu lors des précédentes primaires du Parti Socialiste, et face au mécontentement d'une très large partie de la population à propos de la politique menée par le président, son premier ministre Manuel Valls et leur majorité à l'Assemblée Nationale, les militants socialistes ont donc choisi leurs candidats pour les pénibles élections législatives à venir, du moins sur le plan national. Si l'on en croit la Fédération de la Haute-Vienne, le taux de participation aurait été (n'aurait été que?) de 52% dans les 90 sections du département. C'est donc juste un peu plus de la moitié.




Les candidats vont devoir faire campagne sur un projet plus que sur un bilan, dans un contexte politique de grande déception des électeurs par rapport aux socialistes - en tout cas ceux qui ont soutenu le gouvernement -, rétifs à l'image qu'a donné leur parti et son chef, Jean-Christophe Cambadélis, le chantre de la langue de bois. Une campagne au moment où le P.S. est très affaibli par ses divisions, comme le montre le nombre de candidatures aux primaires - de quoi, déjà? La belle alliance populaire? Un nom bien mal choisi, quand il n'y a d'alliance et de populaire que les noms. Le P.S. est divisé, la gauche est divisée - 81 ans après, c'est le scénario inverse à celui du Front Populaire qui se profile et qui doit faire se retourner Léon Blum dans sa tombe. Et, même si les récentes élections américaines et les primaires de la droite ont souligné combien les commentateurs politiques doivent être prudents, le pronostic le plus probable au moment où j'écris ces lignes est celui d'une double défaite: aux élections présidentielles, aux élections législatives. Un duel Fillon - Le Pen semble plutôt probable, et le mécontentement vis-à-vis des vieilles pratiques d'appareil(s), les promesses non tenues, les mauvaises réformes ou mal faites, l'affaiblissement de l'autorité de l'Etat et de la fonction présidentielle (en particulier avec les deux derniers présidents), les souffrances du peuple, toujours laissé sur le bord de la route (y compris à l'Ecole, qui ne corrige toujours pas les inégalités), pourrait même laisser envisager le pire. Dès lors, les candidats aux législatives, sur le plan national, auront bien du mal: soit les électeurs voudront donner au nouveau président (ou à la nouvelle présidente) les moyens de sa politique - comme ils avaient cru le faire en 2012, avec ce moment où la gauche aurait pu faire de grandes choses avec le gouvernement, le sénat et l'assemblée -, soit ils voudront "limiter les risques" d'avoir un gouvernement libéral et conservateur, ou pire.
Pour l'instant, on ignore la stratégie à venir et le programme des candidats socialistes. Ils dépendront sans doute aussi de celui - il n'y a plus de femme candidate au moment où j'écris ces lignes! - qui sortira vainqueur des primaires. On imagine, comme je l'écrivais plus haut, qu'il faudra se désolidariser du bilan hollandais, même si l'histoire pourrait montrer qu'il n'était pas si catastrophique que cela. De nombreux candidats vont-ils s'affubler d'une casquette toute neuve de "frondeur"? Vont-ils assumer la loi Macron, la loi travail, les 49.3, les aides sans contreparties aux entreprises, la réforme territoriale improvisée et inattendue, la réforme du collège si mal vécue par les enseignants, etc. ? 

Des trois candidats aux législatives en Haute-Vienne, il sera plus difficile pour Catherine Beaubatie, candidate à sa réélection, de se démarquer du bilan législatif. Sa stratégie consistera même peut-être à le revendiquer.



En 2012, dans un contexte politique différent, Catherine Beaubatie avait obtenu au deuxième tour, dans la troisième circonscription, après une primaire à gauche imposée à la députée sortante Monique Boulestin, 58,12% des voix face à Jean-Marc Gabouty, PRV, 41,88%. Une victoire sans appel, donc.

Mais ces élections législatives sont aussi celles d'un tournant: celui du départ de deux "grands fauves" - chacun à sa manière... Daniel Boisserie, député-maire de Saint-Yrieix-la-Perche, élu parlementaire depuis 1997, qui laisse sa place à sa suppléante Annick Morizio dans la deuxième circonscription. Notons qu'à l'occasion des dernières élections municipales, aucune liste ne fut en mesure de se constituer contre lui, une situation montrant que sa mandature était plutôt appréciée. Annick Morizio, membre du Conseil fédéral du P.S., est vice-présidente du Conseil départemental de la Haute-Vienne aux côtés de Jean-Claude Leblois. Diététicienne, née en 1959, mère de deux enfants, elle est la petite nièce d'Adrien Dugény, maire de Condat-sur-Vienne durant 30 ans. Mais en 2014, elle a justement  échoué à prendre cette mairie à Bruno Genest (divers gauche). 


Après avoir laissé planer le doute, Alain Rodet, défait aux dernières élections municipales de Limoges (après 102 ans de socialisme), a renoncé à une nouvelle candidature sur la 1ère circonscription (Limoges-Saint-Léonard) après huit mandats successifs - le même nombre que François Fillon! Il laisse sa place en or (une circonscription imperdable?) à Laurent Lafaye, premier secrétaire de la Fédération depuis 2008, dont la défaite aux sénatoriales a permis la victoire de Jean-Marc Gabouty, UDI - sa suppléante est Monique Boulestin (cette alliance recréant si l'on veut l'ancien radicalisme qui porta les grandes lois républicaines). Laurent Lafaye qui, comme ses deux autres camarades, ne s'est vu confronté à aucune primaire, est professeur d'histoire et géographie à temps partiel en collège, marié et père d'un enfant, 2ème vice-président du Conseil départemental (canton de Panazol), ancien animateur fédéral du MJS en Haute-Vienne. En 2015, lorsqu'il semblait évident que Jean-Claude Leblois, qui avait mené la campagne victorieuse du P.S. pour les élections départementales, devait être le candidat à la présidence du Conseil, Laurent Lafaye se présenta face à lui. Ce sont donc les militants qui tranchèrent, dans une ambiance assez tendue, Jean-Claude Leblois ne devançant le premier secrétaire que de... 5 voix, si l'on en croit le site de France 3 Limousin. Deux candidats sur trois étant vice-présidents du Conseil départemental, on imagine par ailleurs que nombre d'élus municipaux et départementaux soutiendront leurs candidatures auprès de leurs propres électeurs.  

Bien entendu, la campagne ne fait que commencer. En dehors de l'incertain contexte national, elle va aussi largement dépendre des autres candidats qui se présenteront dans chaque circonscription face aux candidats socialistes. Nous y reviendrons.


 

 

dimanche 27 novembre 2016

Laurent Bourdelas invité d'Agora sur RCF Limousin 99.6

Autour de son roman Le mystère de Châlucet

le mardi 29 novembre 2016 à 18h30
Emission animée par Philippe Grandcoing et Vincent Brousse

Cliquer ici pour écouter 

vendredi 28 octobre 2016

Une photo inédite de Jean-Marie Masse

Au début des années 1950, Jean-Marie Bourdelas assiste à un concert de jazz au Sully à Limoges. A la batterie: Jean-Marie Masse, fondateur du Hot-Club de Limoges (cf: mon Histoire de Limoges, Geste Editions, 2014).